Lien entre démence et insomnie

31/03/2026

L’insomnie est une condition qui touche entre 15 et 20 % des adultes en France. Parmi ses nombreuses conséquences, le risque de démence est connu depuis un certain nombre d’années. Il vient d’être quantifié dans une population de personnes âgées aux Etats-Unis.

L’insomnie est une pathologie qui allie 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐞𝐮𝐫𝐨𝐛𝐢𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐩𝐬𝐲𝐜𝐡𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬. Elle se définit par un 𝐝𝐞́𝐟𝐢𝐜𝐢𝐭 𝐢𝐧𝐯𝐨𝐥𝐨𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐢𝐥, en termes de quantité ou de qualité. Suivant les individus, elle peut se traduire par des difficultés d’endormissement, des éveils nocturnes et/ou un réveil trop précoce. De plus, l’insomnie a tendance à 𝐚𝐮𝐠𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞𝐫 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥’𝐚̂𝐠𝐞, car le vieillissement est souvent associé avec une baisse de la qualité du sommeil. Cette maladie dégrade la qualité de vie, aggrave les maladies associées, cause des absences au travail, et augmente le risque d’accidents de la route ou au travail. Elle constitue également 𝐟𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐜𝐞.

Cette étude publiée récemment dans 𝑇ℎ𝑒 𝐽𝑜𝑢𝑟𝑛𝑎𝑙 𝑜𝑓 𝐺𝑒𝑟𝑜𝑛𝑡𝑜𝑙𝑜𝑔𝑦 a mis en évidence que la 𝐟𝐫𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐭𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐚̀ 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐛𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐮𝐞 𝐚̀ 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐨𝐦𝐧𝐢𝐞 (tous types confondus) était de 𝟏𝟐,𝟓 %, et ce chiffre était un peu plus élevé chez les femmes (13,1 %). L’article a estimé qu’en 2022, environ 449 069 cas de démence auraient pu être évités si l’insomnie avait été prise en charge et traitée efficacement.

De ce fait, agir sur l’insomnie des patients pourrait 𝐟𝐚𝐯𝐨𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐦𝐨𝐝𝐢𝐟𝐢𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐜𝐞. En plus du lien avec l’insomnie, des études ont également identifié une association entre faible 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞 𝐠𝐥𝐲𝐦𝐩𝐡𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 (système évacuant les toxines du cerveau lors du sommeil) et augmentation du risque de démence, ainsi qu’une augmentation du risque de démence et d’accident vasculaire cérébral chez les personnes ayant un 𝐬𝐲𝐧𝐝𝐫𝐨𝐦𝐞 𝐝’𝐚𝐩𝐧𝐞́𝐞 𝐝𝐮 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐢𝐥 𝐬𝐞́𝐯𝐞̀𝐫𝐞.